Les enjeux

En 2017, Statistique Canada a publié des données indiquant que les investissements directs étrangers au pays se chiffraient à 33,8 milliards de dollars, soit le plus bas niveau depuis 2010 et bien en deçà du sommet record de 126,1 milliards de dollars atteint en 2007.

Les retards dans le projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain, l’imposition du programme fédéral de tarification du carbone et bon nombre des modifications proposées à la législation en matière d’environnement qui sont contenues dans le projet de loi C-69 ont miné la confiance des investisseurs dans le Canada. Un taux d’imposition des sociétés plus bas aux États-Unis ainsi que des risques moins élevés liés aux projets, combinés aux coûts plus importants de faire des affaires au Canada, font en sorte que les États-Unis sont une destination plus intéressante où investir.

 

Que peut faire le gouvernement?

L’ACC exhorte le gouvernement fédéral à éliminer tout retard lié à la réglementation QUE POURRAIT SUBIR LE projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain.

Les retards réglementaires ont entravé les progrès sur ce pipeline, lequel pourrait presque tripler la quantité de pétrole brut acheminé des sables bitumineux de l’Alberta à la côte de la Colombie-Britannique, augmentant ainsi la valeur du pétrole canadien et procurant des avantages au Canada grâce à la création d’emplois et aux investissements dans des projets d’immobilisations. L’ACC croit fermement qu’il est essentiel de rétablir la confiance des investisseurs afin de maintenir une économie nationale saine et concurrentielle. Bien que l’ACC ait accueilli favorablement la décision du gouvernement de donner le feu vert au projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain, il est crucial que le gouvernement élimine tous les défis en matière de réglementation pouvant entraver la construction du pipeline. Toute autre interruption du projet pourrait nuire aux investissements, à la création d’emplois, à l’innovation et au développement de technologie.

L’ACC reconnaît que les changements climatiques constituent une menace réelle pour l’environnement à l’échelle mondiale, mais demande que le gouvernement fédéral offre certaines exemptions au secteur de la construction de routes et grands travaux.

Quelques exemples d’exemptions qui aideraient l’industrie de la construction à demeurer concurrentielle seraient d’accorder des remises et des crédits d’impôt aux entreprises qui adoptent de nouvelles technologies « vertes », d’appliquer la taxe sur le carbone à la pompe avant la taxe provinciale, la taxe d’accise et la TPS et d’exclure les dispositifs anti-ralenti de la TPS.

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